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Narkotik Cochon d'Inde Suprême

Inscrit le : 20 Fév 2006 Messages : 647 Localisation : Dans les terriers de Toulouse Emploi : Lycéen Loisirs : WARHAMMER !!!
| Sujet: La Menace du Stirland... Ven 13 Oct - 20:45 | |
| Voici le début d'une histoire... Une histoire qui remporta le premier prix au concours de récit des Grandes Vacances de l'année 2006... Une histoire sur la contrée que j'admire le plus : le Stirland !
La suite arrivera bien sûr
Voilà, postez et discutez de vos récits ici !
Je commence !
Récit d'Anton Ludenhof
Courir. Oui, courir et prevenir... Le Sergent Hans Fretz ne pensait qu'à ça alors qu'il courrait à travers la brume, entre les sombres arbres d'une forêt inquietante. Courir et prevenir le Comte... Il avait été envoyé par le Comte Peter von Stople, le souverain de Leichberg, le dernier rempart du Stirland avant la terre maudite de Sylvanie. Soudain, il entendit un hurlement de loup. Il fallait accelerer, malgré ses poumons en feux. Hans avait réussi à s'infiltrer dans l'un des châteaux en ruines qui résident encore en ces lieux abandonnés de la Lumière de Sigmar. Le Sergent avait découvert les plans du Maître des lieux... Ce Vampire s'appretait à lever une grande armée de morts-vivants ! Il ne faisait nul doute que sa terre natale, le Stirland, courrait un grand danger. La bête accelera, ou plutôt les bêtes. Hans ne savait pas, il était trop terrorisé pour se retourner.
Le Stirland, non, l'Empire tout entier, dépendait de cette course. S'il réussissait à atteindre Leicheberg, les forces du Grand Comté seraient averties, et pourraient contrer la menace... Le Sergent sortit des bois, et put découvrir que trois énormes loups étaient à ses trousses. Il ne pouvait pas aller plus vite, les ignobles créatures allaient le rattraper... C'est alors qu'il vit une lanterne, la seule lumière, exceptée celle de Manslieb, éclairant les environs. Hans courra vers elle, il pouvait déjà sentir l'haleine des créatures. -Apportez cela au Comte ! Au Comte de... Il ne put jamais terminer cette phrase, les trois loups funestes s'étaient aggripper au cou de leur proie. L'homme à la lanterne resta pétrifié d'effroi en voyant ces monstres. Pourtant, elles ne semblèrent pas le remarquer et s'acharnèrent à achever le Sergent. Le paysan envoya son chien contre les loups, et s'enfuit en direction de Leicheberg aussi vite que ses jambes le purent.
Le Commandant Suprême des Forces du Stirland arriva devant le Palais du Graf Albérich Haupt-Anderssen. Le Comte Electeur du Stirland avait organisé un bal en l'honneur de la victoire de ses armées sur les Hommes-Bêtes.
Anton Ludenhof, le principal responsable de cette glorieuse battue, avait bien evidemment été invité. Anton sortit de son carosse et commença à monter les marches de l'imposant bâtiment. Il portait son armure légére, ainsi que son épée, celle-ci rangée dans son fourreau sur la hanche gauche de son propriétaire.
L'histoire lui avait montré que même durant les plus somptueuses cérémonies, il se devait de rester vigilant. L'uniforme d'Anton comportait deux couleurs : le vert et le jaune, et on pouvait y admirer les dizaines de medailles qui pendaient sur sa poitrine, signe de sa bravoure et de sa stratégie militaire. Arrivé à l'entrée du Palais, il salua l'un des gardes : -Caporal, comment sont les environs ? ordonna Anton. L'homme se mit au garde à vous et répondit : -Nos hommes parcourent le périmètre comme prévu, Commandant Suprême ! Rien de suspect n'a été vu ! -Fort bien, restez toutefois sur vos gardes... -A vos ordres ! -Tâchez de ne pas attrapper froid avec ce maudit hiver..., dit Anton en ouvrant la gigantesque porte.
Le Commandant Suprême fut étonné des milles lumières et des beautés qu'il rencontra dans le séjour. Un serviteur vint lui prendre son manteau et l'amena dans la salle du bal.
Nombres de danseurs et de danseuses étaient sous les yeux d'Anton. Sur l'aile droite de la pièce, se trouvait une vingtaine de musiciens qui jouaient et qui ne relevaient jamais la tête de leurs partitions. Sur l'aile gauche, le Ludenhof vit une table, qui par ailleurs était extremement garnie, où le Graf présidait. Anton descendit l'escalier et se dirigea vers la gauche. Il put reconnaître le Capitaine Wilfied Klieger, chef de la garde personnelle du Comte Electeur, le Comte Martin Von Anderssen, souverain d'Anderssenstadt, ainsi que le chef de sa garde, le Lieutenant Lothard Grünider, ainsi que que Rudolph Volzinger, le maire de Kemperbad, accompagné lui aussi du dirigeant de sa garde personnelle, le Commandant Karl Von Heutrass. A la grande surprise d'Anton, Le Comte Rudolph von Wissen, le souverain de Sylvanie était lui aussi présent. Le Commandant Suprême vit bien d'autres personnes à la table du Graf, mais il ne les connaissait pas toutes. -Ah, Ludenhof enfin ! dit le Comte Electeur. -Mes respects, Excellence. Pardonnez moi de ce retard, je suis confus, répondit Anton embarassé. -Voyons, ce n'est rien ! Il faudra un jour m'expliquer pourquoi avez vous choisi de vivre à l'extérieur de Wurtbad... Asseyez vous donc ! dit le Comte en désignant un siège sur sa droite. -Je vous remercie de votre clémence, monseigneur, dit Anton en s'exécutant. Le Graf regarda alors tous ses invités, et leva son verre. -Vous savez tous et toutes qu'aujourd'hui le Commandant Suprême des Forces du Stirland, Anton Ludenhof, l'homme assit à ma droite, a réussi à mener nos hommes à la bataille. Messieurs, Mesdames, je voudrais qu'on lève nos verres à la victoire des soldats du Stirland contre ces infâmes Hommes-bêtes ! A la victoire ! dit le Graf en amenant sa coupe de vin à ses lèvres. -A la victoire ! dirent en coeur ses invités, en l'imitant. -Alors dites moi, von Wissen, comment vont les Nains de Zhufbar ? demanda Haupt-Anderssen en se remettant sur son somptueux siège. Le concerné regarda son souverain, et lui répondit : -Eh bien, monseigneur, les Nains de Zhufbar se portent on ne peut plus bien. Toutefois, ils restent outrés par l'attitude du Comte d'Averland. Le Haut-Roi de la Citadelle a demandé à notre Bien-Aimé Empereur, Karl Franz Ier de venir discuter de la situation. -Ah oui ? dit le cousin du Comte, ils auraient pu aussi penser à nous... -Allons, pourquoi nous auraient-ils inviter ? demanda Volzinger. -Pourquoi ? Parce que c'est grâce au sang de notre peuple que la Citadelle de Zhufbar est encore debout ! Qui pourrait retenir ces immondes morts-vivants ?! s'exclama le Comte. -N'oublions pas que les Nains de Zhufbar nous ont rendus la pareille... répondit Anton. -Et donc vous dites que le Haut-Roi a invité l'Empereur ? demanda le Graf en tentant de changer de sujet. -En effet, Excellence, mais Notre Empereur n'aurait pas encore donné sa réponse... -Il doit être encore trés préoccupé par les suites de la dernière guerre, dit Volzinger. -Tout comme nous, répondit Anton. -Cela me fait penser à la merveilleuse défense du Mur Sud de Middenheim, organisé par notre Graf ! dit von Heutrass. -Oui, levons notre verre à votre exploit ! dit le Commandant Suprême. Et tous retrinquèrent. -Dites moi, Ludenhof... -Oui, Excellence ? -Avez vous une petite anecdote à nous conter sur Notre Empereur ? -Eh bien, ma foi, oui... -Faites donc nous part de cela ! demanda Klieger. -Ce fut la veille d'une bataille contre les Orcs. Les mêmes Orcs qui menaçaient et le Stirland et le Reikland. Cela se passa il y a plus de cinq ans. Tous les invités étaient suspendus aux mots du Commandant Suprême. -Nous étions en train de festoyer, mon estomac se souvient encore de ce succulent rôti ! -Vous verrez que ce soir vous ne serez pas déçu non plus ! répondit le Graf. -Je n'en doutes pas le moins du monde, monseigneur. Donc, nous parlions de la façon de vaincre ces peaux-vertes. Et c'est alors que l'Empereur me regarda droit dans les yeux. Je me souviendrai toute ma vie de ce regard froid... Et là, Il m'a dit, exactement comme cela, alors Anton adopta une voix grave et autoritaire : "Ludenhof !" Je répondis : "Oui, Majesté ?" "Pourriez vous me passer le sel ?" Les invités éclatèrent de rire, même le Graf ne put s'en empecher. -Ah Ludenhof, je suis bien content de vous avoir choisi pour être mon... -Excellence ! dit un Garde. Abasourdi, le Comte Electeur se retourna devant le Garde du Palais. -Qu'y a-t-il ? Vous venez de m'interrompre ! commença à s'enerver Haupt-Anderssen. -Milles excuses, mais un message d'urgence est arrivé de Leicheberg. Le Comte Peter Von Stople vous prie de lire immediatement cette missive. -Bien, bien, donnez la moi ! Le Garde s'exécuta. Le Graf de Wurtbad lut attentivement... Puis, au bout de quelques minutes : -Je vous prie de m'excuser. Ludenhof venez avec moi... -Bien, Excellence... _________________ "Nous sommes différents, mais nous sommes unis !..." Assassin Narkotik, Modérateur de la LPR !
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| Sujet: Re: La Menace du Stirland... Dim 15 Oct - 0:14 | |
| Le Commandant Suprême Anton Ludenhof suiva son Seigneur dans ses appartements. Sans parler, les deux hommes, sans qui le Stirland serait tombé depuis lontemps, avancèrent dans le Palais du Graf. Les murs étaient décorés de tappisseries représentants des scènes de batailles, une des plus imposantes était une representation de la Guerrier-Reine Freya, celle qui unissa les Asoborns avec le Grand Sigmar, à la bataille où toutes les tribus de l'Empire combattaient sous une même bannière.
L'éclairage était faible, seules quelques torches avaient cette fonction, ce qui contrastait intensement avec celui de la salle de bal. Anton n'était pas tranquille... D'habitude, le Graf Albérich attendait la fin de ses soirées organisées pour s'entretenir avec lui. C'était comme une sorte de protocole, le Comte Electeur respectait ses invités. Or, le contenu de cette lettre avait clairement indiquait à Haupt-Anderssen que le protocole était à laisser. Les deux hommes passèrent devant une tapisserie représentant l'Empire... Le regard du Commandant Suprême s'arrèta sur le Hochland. C'était la patrie de ses ancêtres. Ceux-ci avaient eu des divergences avec le Comte Electeur de cette province lors de la Grande Guerre Conte le Chaos. Ils avaient trouvé refuge chez un de leurs amis, le Graf du Stirland. Dés lors, la famille Ludenhof avait été séparée en deux, et ceux du nord vouaient une haine envers ceux du sud. Anton comprenait, mais ne pardonnait. Si son aïeul était parti, c'était pour une noble cause. Il avait demandé à son frère de placer sa confiance dans les forges de Nuln ou dans l'infanterie, plutôt qu'aux Chevaliers. Le Commandant Suprême respectait cet avis, les Chevaliers étaient pour la plupart des têtes brulées, des inconcients, des impétueux ! Nombres de bataille furent perdue, ainsi que de nombreuses vies, par leurs soi-disante "vaillance". L'Empire n'en avait pas besoin. Toutefois, Anton respectait certains ordres, notemment la Reikguard ou encore les Templiers de Morr. Anton méprisait en particulier un ordre : ceux des Chevaliers du Loup Blanc, symbole même de l'inconscience humaine. Tous les autres étaient appellés à disparaître selon lui. En ce qui concerne le Graf Albérich, il n'est pas du même avis que son Commandeur Suprême, mais le respecte. Son second avait la fâcheuse habitude, lui qui était d'ordinaire amical et compréhensif, d'être assez obtus sur ce sujet. Les deux Stirlanders arrivèrent devant une imposante porte en bois. Deux Gardes l'ouvrirent en silence, de sorte que ni le Graf, ni le Commandant Suprême n'eurent à s'arrêter. La porte se referma derrière eux. Albérich Haupt-Anderssen alla s'asseoir à son bureau, encore couvert de contrats, de papiers, et d'autres formalités administratives. La salle était imposante. Anton était situé juste sur le symbole du Stirland, au milieu de la salle. A sa gauche, se trouvait des étagères ouvragées remplies de livres. La plupart était sur la politique, l'économie ou encore la guerre. Le Comte Electeur le devint trés jeune, suite au sucide de son père, il n'a donc pas joui d'une enfance heureuse. Il était nécessaire pour lui de porter le lourd fardeau de sa province, et dû donc apprendre trés vite. A sa droite, se trouvait encore une tapisserie, representant cette fois-ci Wurtbad sous un fugace levé de soleil, qui accueillait les armées victorieuses du Stirland.
Et également deux petits niches. L'une dédiée à Morr, avec le buste de l'ex-Comte Electeur, et l'autre dédiée à Freya et Sigmar. Derrière le bureau du Graf, de grandes vitres donnaient sur le jardin du Palais. A cette heure de la soirée, on pouvait admirer Morrslieb et Manslieb brillaient dans le ciel des tenèbres. -Je viens de recevoir une lettre du Comte Peter von Stople, le souverain de Leicheberg. Il m'informe que l'heure est grave... Un paysan aurait informé les Gardes de la ville au sujet d'une lettre qu'il aurait reçu de la part d'un Sergent. Ce Sergent se nomme Hanz Fretz. -Ne serait-ce pas le Sergent qui fut envoyé en Sylvanie ? demanda le Commandant Surpême, sur un ton des plus polis. -En effet. Et il est décédé, si l'on en croit les dires du paysan... répondit le Graf sur un ton grave. -Si ce n'est qu'un paysan, je doute de ces mots, répliqua Anton en regardant son Seigneur droit dans les yeux. -Vous dites vrai, Ludenhof. Toutefois, j'ai dans ma main la lettre du Sergent Fretz, dit le Graf en agitant une lettre ensanglanté dans la main droite. Lisez Ludenhof, lisez... -Bien Excellence, dit Anton en prenant la lettre : Sergent Hans Fretz, de la cité de Leichberg. Je n'ai que peu de temps. J'ai été reperé par les Maîtres de la Sylvanie, et c'est dans une angoisse extrême que j'écris ces mots. J'ai vu trop de choses... Ils ne pourront me laisser en vie. Le Seigneur Vampire Gustav Von Carstein est de retour. Son armée frappera le Stirland trés bientôt ! La Sylvanie est agitée d'une sombre malediction... Je prie de pouvoir vous dire ces mots, mais je ne pense pas survivre à cette nuit. J'entends les monstres du Vampire. Dans la vie ou la mort, je reste votre serviteur... -Alors ? demanda Haupt-Anderssen d'un oeil interrogateur. Le Commandant Suprême releva la tête et dit : -Quand dois-je partir pour Leicheberg, Excellence ? _________________ "Nous sommes différents, mais nous sommes unis !..." Assassin Narkotik, Modérateur de la LPR !
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| Sujet: Re: La Menace du Stirland... Sam 21 Oct - 23:20 | |
| Eh oui ! Ce n'est pas dimanche que j'écris mais samedi soir ! Voici la suite de notre cher Commandant Suprême des Forces du Stirland...
Replongez vous dans l'aventure...
-Eh bien, Ludenhof... dit le Graf avec une mine grave. -Qu'y a-t-il ? Je suis tout à fait apte à diriger une armée, Monseigneur ! répondit Anton en se redressant. Le Comte Electeur se leva et commença à avancer vers ses fenêtres. -Voyez vous, Ludenhof... Vous venez à peine de rentrer d'une bataille, votre fils vous attend... Je peux y envoyer quelqu'un d'autre, vous savez... dit le Comte en regardant Manslièb. Le Commandant Suprême des Forces du Stirland s'avança à ses côtés et lui répondit, en le regardant en face : -Excellence, ne pas me donner cet ordre, c'est enfreindre votre devoir. Je suis l'homme de la situation, et vous le savez trés bien. Ma patrie avant, mon fils et le repos plus tard ! Le Graf de Wurtbad se dirigea alors vers son bureau. -Trés bien, Commandant Suprême. Vous partez dans deux jours. Prenez vos hommes, et défendez votre patrie que vous chérissez tant... dit le Comte en soupirant. -J'honorerai cet ordre, Monseigneur, répondit Anton en s'inclinant. -Laissez moi écrire vos ordres, Commandant Suprême, dit Albérich Haupt-Anderssen sur un ton grave. -Excellence, sur votre respect, vous avez des invités... dit poliement Anton. Le Graf leva la tête et regarda son second. -Vous... Vous avez le courage d'aller au front pour votre patrie. Je ne vous comprends pas. Alors, je vais tâcher de vous imiter... Annoncez à mes invités que la fête est terminée. Puis en se redressant de son fauteuil. -Le Stirland part en guerre ! annonça le Comte Electeur fièrement. -J'y vais de ce pas Excellence... dit Anton en se dirigeant vers les portes. -Une dernière chose, Ludenhof... -Monseigneur ? répondit le Commandant Suprême en faisant volte-face. -Je... Je... Revenez vivant... dit le Graf en saluant son second par le signe militaire des armées Impériales. Combattez pour le Stirland ! -Et en votre nom, Excellence. Que Sigmar soit avec vous. Et le Commandant Suprême des Forces du Stirland quitta le bureau de son supérieur.
-Que Sigmar soit avec vous, Ludenhof... dit le Comte Electeur en essuyant une larme d'un revers de sa manche.
-Commandant Suprême ! Que se passe-t-il donc ? demanda le cousin du Graf, encore à table. -Sa Majesté, le Comte du Stirland, vous annonce que le repas touche à sa fin... dit Anton en les regardant droit dans les yeux. -Et pourquoi donc ? répliqua-t-il. Anton en s'en allant, lui répondit : -Nous sommes en guerre... Valet, appellez mon cocher !
Attendant sous la pluie, aux côtés d'un des Hallebardier de Wurtbad, Anton Ludenhof regardait la rue en esperant y voir son carosse. -Commandant Suprême, sauf votre respect, je connais votre regard. Nous partons en guerre, n'est-ce pas ? demanda l'Hallebardier en reculant. -En effet... répondit Anton étonné de cette remarque. -Puis-je savoir contre qui ma hallebarde frappera ? -... Les armées du Comte Vampire, Gustav Von Carstein. Maintenant, retournez à votre poste et laissez moi. -Bien, Commandant Suprême des Forces du Stirland... dit l'Hallebardier en obeissant.
Le carosse arriva. Il était d'un bois clair, son intérieur était luxueux, toutefois, son cocher était trempé et avait de lourdes cernes. Il était habillé trés modestement, ses habits étaient noir, contrastant avec son tricorne vert. -Puis-je savoir la raison de ce retard ? demanda Anton Ludenhof en montant. -Eh, bien, Monseigneur... La route menant au Palais a été bouchée à cause de la pluie. Les rues étaient impraticables. J'ai donc dû prendre un autre itineraire. Monseigneur ? dit le cocher en s'appercevant qu'il n'était pas écouté. -Menez moi à mon château. Ne vous arrétez pas, et surtout, silence... dit Anton en retirant son tricorne trempé et en regardant la pluie tomber sur sa vitre.
Il avait besoin de réfléchir.
Affronter Gustav Von Carstein. Anton ne le craignait pas. Mais son armée oui. Comment le Stirland arriverait-il à le repousser avec une armée composée de survivants. Trop de Stirlanders avaient croisés le fer avec le Seigneur de la Fin des Temps. Toutefois, le Commandant Suprême savait que ses hommes étaient prêts à donner leurs vies. C'était du moins ce qu'il se forcait à croire...
Wurtbad... "Il faudra un jour m'expliquer pourquoi avez vous choisi de vivre à l'extérieur de Wurtbad..." Anton trouvé cette ville, comme toutes celles de l'Empire d'ailleurs, et en particulier Middenheim, sales. Oui, sales. A l'exception des Quartiers Riches, le reste n'était que misère, où nombres d'innocents périssaient pour un sou de cuivre. Toutefois, Wurtbad était doté de murailles trés impressionnantes, avec pas moins de dix mètres de hauts avaient resistés à bien des sièges... Wurtbad était une cité où l'on prenanit un réel plaisir à la défendre. Le peuple descendant des Asoborns ont dû affrontés maints ennemis et jusqu'à lors, aucun n'est arrivé à son but ! Et cela ne se passera jamais ! Ainsi pensait Anton Ludenhof... Anton regarda des pauvres mendiants demander l'aumône. D'aprés leurs barbes, ce devaient être des Talabeclanders, ou pire, des Middenlanders. Une fois que le nord de l'Empire fut détruit, des dizaines de milliers de démunis vinrent dans les provinces du sud, et donc du Stirland... Des dizaines de milliers ? Oui ! Des dizaines de milliers ! Et pourquoi pas ? Le Stirland manquait de forces, ils demandaient du travail ! Mobiliser ces hommes était peut-être un espoir pour sa patrie ! Certes, ce n'étaient pas des guerriers émérites, mais au moins, ils étaient nombreux. Et bien qu'Anton les détestait, il devait admettre que les Impériaux du nord savait combattre... Il prit sa décision, il mobilisera ces hommes !
"Des guerriers émérites..." Certainement plus que les Maraudeurs qui dévastèrent le manoir d'Anton. Ces chiens avaient dû traverser la Sylvanie et étaient affamés. Profitant que le Commandant Suprême était dans le Middenland, ils attaquèrent. Anton apprit que sa femme, Klara, avait périe. Son fils, Karl, avait réussi à se cacher, mais rester profondement traumatisé. En revenant chez lui, il apprit également que des Maraudeurs s'étaient établis dans une forêt non loin. Il mena la purge, et dés lors conserve le crâne, sur son chapeau, de celui qui avait accroché le cadavre de sa femme sur un arbre. Bien que ce fut un éléve talentueux en apparence, certaines nuits il dû chercher du réconfort dans les bras de son père. Anton se devait de proteger son fils. Et c'était d'ailleurs pour cela qu'il avait choisi comme précepteur Valmir Hoftreheim, un homme aussi honnête que bon guerrier. Vétéran de nombreuses guerres, il s'était tourné vers l'éducation. Karl... Son fils... Il tenait à son fils plus que tout au monde, malgré ses dires...
-Monseigneur ? Vous ètes arrivé à votre manoir... dit le cocher en tapotant la vitre.
-Oui, merci, Waldenmar. Prenez congé, mais revenez demain pour dix heures, dit Anton en sortant. -Fort bien, répondit le cocher en repartant. _________________ "Nous sommes différents, mais nous sommes unis !..." Assassin Narkotik, Modérateur de la LPR ! |
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| Sujet: Re: La Menace du Stirland... Dim 29 Oct - 23:39 | |
| Etant un peu chargé ces temps-ci, je n'ai pu écrire la suite que ce soir. Milles excuses aux habitués...
-Bonsoir, Baron, dit un homme aux habits élégants, qui indiquaient toutefois qu'il n'était qu'un simple domestique, en s'inclinant. Ses rides et sa longue moustache, aussi grise que ses cheveux, montrait la vieillesse qui rongeait le valet. -Bonsoir Waldenmar. Des nouvelles durant mon absence ? demanda Anton en demandant à deux gardes d'ouvrirent les portes. -Le Baron apprendra que son fils a eu d'excellent résultat, dit le serviteur en suivant son maître qui s'était avancé dans le hall du manoir. Dans ce hall se trouvait un gigantesque escalier, où des servantes se hâtaient. Deux gigantesque porte avaient été installées sur les côtés. Celle de droite menait au salon, et celle de gauche, vers les cuisine. L'odeur indiquait clairement que le cuisinier était un Halefing du Mootland. -Et sur le plan de l'escrime ? questionna Ludenhof en se dirigeant vers la porte de droite. -Eh bien, d'aprés Sire Hoftreheim, le jeune Karl a fait d'intenses progrés, répondit Waldenmar en marchant derrière le Baron. Anton se retourna et, pour la première fois depuis le début de cette conversation, regarda son serviteur : -A-t-il battu le petit Fanterneir ? demanda le Baron. -Karl Ludenhof a en effet vaincu le jeune Ulrich. Je me dois de préciser au Baron que sa mère, Madame Fanterneir, s'est fortement irritée, d'aprés les dires de Sire Hoftreheim, répondit Waldenmar en se caressant la moustache. -Bien, trés bien. Prenez votre repos Waldenmar, dit Anton en avancant. -Le Baron est trop bon... dit le seviteur en s'inclinant.
Le salon était spacieux. Il y avait de somptueux divans et fauteuils, ainsi qu'une immense cheminée. Le drapeau du Stirland avait été affiché sur un mur, ainsi que de nombreuses tapisseries, rendant hommage aux forces de la province.
Continuant d'avancer, sans faire attention aux salutations de ses serviteurs, Anton ouvrit la porte qui se trouvait au fond du salon. Il arriva dans son bureau. Celui-ci était également grand. Son bureau était propre, ainsi que la salle. Les murs étaient cachés derrière des étagères remplies de livre. Sur le sol, on y avait representé le Stirland dans sa totalité, et ceci grâce à de nombreuses heures dépensaient par des artistes. On pouvait y admirer Wurtbad, mais aussi Leichberg, tout prés des sombres forêts de la Sylvanie... Le Commandeur Suprême des Forces du Stirland alla à son bureau et commença à rédiger une missive : ...Et c'est pourquoi il est impératif que chaque homme capable de tenir une épée, quelle que soit sa province natale, doit être mobilisé. Toutes nos forces et nos ressources doivent être impérativement, et ceci dés demain, mis à la dispostion de l'Armée du Stirland. Gustav Von Carstein sera arrété, et le Graf de Wurtbad, et moi-même, ordonne que ce soit fait le plus vite possible. C'est pourquoi, Capitaine Meltburg, je vous choisis encore une fois comme second. Je me dois de rendre hommage à votre vaillance pendant toutes ces années où vous avez été à mes côtés. Je sais que vous ne me decevrez pas. Faites passer cet ordre dans toutes les casernes, y comprit celle dAnderssenstadt, malgré les récentes émeutes. Dés que vous aurez terminée cette lettre, partez sur le champ. Je vous retrouverai demain à la caserne de Wurtbad, en fin d'aprés-midi. Je vous fais confiance, Capitaine. De votre course va dépendre beaucoup...
Commandant Suprême des Forces du Stirland, Anton Ludenhof.
P.S : Je n'ai pas oublié votre acte héroïque durant la battue. Comptez sur moi pour parler au Comte Electeur de votre bravoure...
-Otto ! appela Anton. -Le Baron m'a demandé ? demanda un domestique à la barbe blonde et aux cernes remarquables. -Oui, apportez cette missive au Capitaine Meltburg sur le champ, dit le Baron en terminant d'insérer la missive dans l'enveloppe. Faites vite. -Tout de suite, Baron, dit Otto en prenant la lettre et en courant.
Le Commandant Suprême monta se coucher dans ses appartements. Il était épuisé. Cette battue, cette dispute avec la Fanterneir, ce repas, cette lettre de Leichberg, cette maudite pluie, cet hiver... Il était épuisé.
En se reveillant, Anton alla se laver. Ce jour se devait d'être mémorable. Le Stirland entrait en guerre. -Bonjour, Baron, dit une jeune femme brune. -Faites couler un bain. Appellez moi dés qu'il sera prêt, puis aller me préparer quelque chose à manger. Allez ! dit Anton en se dirigeant vers la chambre de son fils. Il marchait dans un couloir, dont les murs avaient pour décoration les tableaux des ancêtres Ludenhof. Le tapis sur lequel Anton marchait était absolument superbe. Il venait de la lointaine Arabie, plus exactement de Sudenburg, où il avait fait escale il y a plusieurs années. En arrivant devant la porte de la chambre de son fils, Anton frappa. -Entrez, dit la voix d'un petit garçon. Le Baron s'éxécuta. -Père ! fit Karl Ludenhof en le voyant. Il était encore en chemise de nuit, tout comme son père. Les cheveux bruns de jeune homme était similaire à ceux d'Anton. Il ressemblait vraiment à l'homme qu'il serrait dans ses bras. Toutefois, son nez, c'était celui de sa mère... -Bonjour Karl, comment vas-tu ? demanda Anton les yeux remplis d'émotion. -Je vais bien, mais vous ?! Et la battue ? Et ce repas ? Et, euh... répondit précipitemment le garçon. -Ton père a mené son armée avec bravoure. Les Hommes-bêtes ont été vaincus ! Ils ne s'en prendront plus aux villages forestiers pendant lontemps, dit le Baron en se redressant. -Racontez moi, père, racontez moi ! dit le garçon en sautillant sur place. -Va prevenir Mademoiselle Fralheim que tu désires prendre un bain à mes côtés, je te raconterai tout... -J'y cours ! répondit Karl en se hâtant.
Durant le bain, les deux Ludenhof se racontèrent les derniers jours. Karl aimait et admirait son père. Son respect était mélé de crainte, car il savait trés bien que son père avait tué, et que lorsqu'il avait fait une faute, son père, en conséquence de cause, n'hésitait pas à lui donner une gifle. Malgré tout, ce genre de sanctions restaient rares, et Karl comprenait son père. -Donc... Vous partez demain ? demanda le fils inquiet. -Oui. Comprends bien ce qui se passe, Karl... répondit le père désolé. Puis, aprés un long silence : -Vous reviendrez ? demanda le jeune Ludenhof à la mine grave. -Ne t'en fais pas. J'ai déjà affronté plusieurs fois ces morts-vivants, ils ne m'effraient pas. Et connais-tu quelqu'un de plus talentueux que ton père dans le maniement de l'épée à deux mains ? répondit en souriant Anton, tentant de rassurer son fils. -... -Allons, tu seras fier de porter mon nom ! dit le Commandant Suprême en sortant de son bain. -Mais je le suis déjà, père... -Eh bien tu le seras encore plus ! lui répondit Anton en se mettant une serviette. Pendant mon absence, je veux que tu t'améliores à l'escrime... -Mais, j'ai battu Ulrich ! protesta Karl. -Ce n'est pas assez, ce petit est un bon à rien. Bats le fils de Sire Von Runyal ! dit Anton en fermant la porte derrière lui.
Le Baron mit une chemise blanche, suivit d'une veste verte. Son pantalon était également vert, mais ses colants étaient de couleurs jaunes, qui se terminaient par de petites sandales noires. Il se coiffa et mit son magnifique chapeau de la veille, en y rajoutant les trois plumes de griffons, trophées de ses défis contre des escrimeurs de son niveau.
Descendant l'escalier, Otto s'inclina devant lui. -Le Baron reçoit la visite du Capitaine Meltburg... -Ah ! Faites le entrer ! dit Anton en souirant.
Désolé, j'aurais tant voulu mettre de l'action ! Mais comprenez que ce récit à son rythme...
Anton, en esperant de ne pas avoir perdu ses lecteurs... _________________ "Nous sommes différents, mais nous sommes unis !..." Assassin Narkotik, Modérateur de la LPR ! |
|  | | Le Rat Rongeur Administrateur

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| Sujet: Re: La Menace du Stirland... Lun 30 Oct - 10:39 | |
| Toi, tu devrais jouer à warhammer JdR!
Même si l'histoire manque un peu de fil conducteur, c'est bien écrit, il y a peu de fautes, et beaucoup de références au fluff. Evite par contre les chose trop modernes comme "patrouillez danns le périmètre". Mais dis donc, la modestie n'est opas la première qualité de ton personnage! 
Ah oui, il y a une faute à Halfling ausi, et là:
| Citation: | | -Je vais bien, mais vous ?! Et la battue ? Et ce repas ? Et, euh... répondit précipitemment le garçon. |
Dire qu'il répond allourdie un peu la phrase.
Mais à part ça c'est plutôt bien prenant, avec ce qu'il faut d'attente avant le déclenchement du conflit... Par contre, recruter tout le monde, même les ressortisants d'autres provinces pourrait créer un incident diplomatique.
Le Rat, la suite? _________________ "Ce qui sépart les nobles castors des vils ornythorinques est aussi infini que ce grin de riz." Zigguor l'usurpateur.
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|  | | Narkotik Cochon d'Inde Suprême

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| Sujet: Re: La Menace du Stirland... Dim 5 Nov - 11:30 | |
| Le Capitaine Swen Meltburg était un jeune homme agé d'un peu plus de vingt-cinq ans. Homme de bravoure, il avait servi sous le Commandant Suprême pendant sept ans. Il avait fait ses études à Wurtbad, d'où il était natif d'ailleurs, et connaissait particulièrement bien sa province. Il était grand, mince, et robuste. Ses long cheveux blonds descendaient jusqu'à ses oreilles. Il portait un bel uniforme de l'armée du Stirland, similaire à celui d'Anton. -Commandant Suprême des Forces du Stirland, mes respect ! dit le Capitaine en saluant son supérieur. -Bonjour Capitaine, faites votre rapport, répondit Anton en lui renvoyant son salut. -En suivant vos instructions, je me suis rendu aussi vite que possible à Wurtbad. Dés lors, j'ai pu prévenir les casernes, et une dizaine de messagers sont partis en quête d'homme. Toutefois... dit le Capitaine en regardant sur le côté. -Toutefois ? demanda Anton d'un air interrogateur. -Eh bien, Commandant Suprême, suaf votre respect, vos ordres risquent de provoquer un incident diplomatique, répondit le jeune homme en reculant. -Et avec qui ? Le Middenland ? Le Talabecland ? Ou encore mieux, l'Ostland ? Ce sont des provinces perdues, et elles ont presque disparues. Voyez vous, la situation de l'Empire est alarmante. Là où l'armée d'Archaon a été défaite, il faut savoir que d'autres races sont en activités. Je ne tolérerai pas que le Stirland tombe. Ces hommes seront recrutés. Sans doute de force, mais seront recrutés. Maintenant, venez donc à table...
Anton et Swen se quittèrent une heure plus tard. Le Ludenhof alla prendre son coursier dans ses écuries. -Bonjour, Monseigneur, dit un jeune palefrenier en abaissant la tête. -Tornac est il sellé ? demanda le Baron. -Absolument, je vais vous le chercher, dit le jeune homme en avancant dans les écuries. Bien qu' Anton n'appréciait que "modérement" la cavalerie, il aimait chevaucher son coursier. Tornac était un pur-sang alezan, ses jambes étaient toutefois marquées par des balzanes blanches. Anton détestait attendre son cocher, il prenait donc souvent des initiatives... -Le voici, Monseigneur, dit le palefrenier en donnant les rennes au Commandant Suprême.
Anton monta sur Tornac, et les deux silhouettes s'en allèrent à travers la campagne du Stirland, qui était plongé dans une mer de brumes... La Baronnie des Ludenhof du Stirland avaient été fondée dés que son aïeul entra dans le commandement de l'armée. La Baronnie n'était pas exceptionnellement grande, mais elle sa terre était fertile. Outre les nombreux champs, la Baronnie avait sur son terrain une petite forêt, où Anton et le Comte-Electeur allait parfois chasser. Anton se dirigeait vers Wurtbad. De là, il commencerait son travail, à savoir, la mobilisation des troupes ainsi que leurs entrainements.
Au bout d'une heure, les murailles du la Cité du Stirland étaient visibles. Ces murailles étaient la fierté de la Cité. Rares étaient les ennemis à y avoir pu rentrer, tant elles étaient solides. "Et il en sera ainsi pour toujours..." pensa Anton. -Commandant Suprême ! dirent les gardes en saluant le cavalier. Otto, ouvrez les portes ! ordonna un homme qui semblait être un sergent.
Le Ludenhof et sa monture s'enfoncèrent dans la Cité. Les passants s'écartaient, d'autres admiraient, mais un d'eux se rapprocha du cavalier. Il était habillé de noir, et son visage était difficilement reconnaissable. Soudain, il sortit un pistolet et tira. Tornac, affolé, se cabra et ce reflexe lui permit d'éviter la balle. Toutefois, Anton avait été projeté contre les pavets. Les passants, appeurés, s'étaient éloignés. Le coursier s'enfonça d'avantage dans la Cité. -Meurs ! Infidel ! cria l'assassin en sortant une longue épée. Anton ouvrit les yeux juste au moment où l'épée s'abattait sur lui. Ecoutant ses reflexes, il roula sur le côté et se releva. Si l'épée avait été évitée, Anton n'eut pas le temps d'esquiver le poing qui alla sur son visage. Les yeux remplis de larmes, il s'éloigna et dégaina son épée, et sortit son pistolet. -Pourriture, à ton accent, t'es du Talabecland ! cria Anton en tirant une balle sur l'assassin. L'homme habillé de noir tenta d'esquiver la balle, mais trébucha sur un des pavets. Certes, le projectile ne l'avait pas touché, mais Anton avait profité de sa chute pour retirer l'épée des mains de son adversaire, et mit la sienne sous sur son cou. -Les hommes comme toi doivent mourrir, dit Anton avec un regard sombre. -Non ! Je... Noon ! dit l'assassin. Mais la lame trancha. Une fine ligne de sang apparut sur le cou de l'assassin, suivit des spasmes du mourant. -Monseigneur ! dit un sergent menant cinq hallebardiers. -Amenez le où vous voulez. Mais, surtout, que son cadavre soit vu, ordonna Anton avec un regard sombre et inquietant.
P.S : Pour le commentaire de Rat :
| Citation: | | Toi, tu devrais jouer à warhammer JdR! |
C'est ce que je fais
| Citation: | | Mais dis donc, la modestie n'est opas la première qualité de ton personnage! |
Pourquoi un Baron traiterait-il ses sujets normalement ? Je déteste ces personnages trop parfaits... _________________ "Nous sommes différents, mais nous sommes unis !..." Assassin Narkotik, Modérateur de la LPR ! |
|  | | Le Rat Rongeur Administrateur

Age : 16 Inscrit le : 14 Fév 2006 Messages : 948 Localisation : Quelque part dans les terres du Sud. Emploi : Administrateur Loisirs : Détecter les snots
| Sujet: Re: La Menace du Stirland... Dim 5 Nov - 15:12 | |
| Sympa, le passage d'action est bien écrit.
Mais quelle ignominie! S'en prendre au Talabecland... T'as pas honte?
Tu pourrais t'inspirer de récit ayant pour contexte le seixième siècle; Ca donne toujours de bonnes idées.
Le Rat, d'accord pour les personnages parfaits!  _________________ "Ce qui sépart les nobles castors des vils ornythorinques est aussi infini que ce grin de riz." Zigguor l'usurpateur.
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| Sujet: Re: La Menace du Stirland... Mer 8 Nov - 22:09 | |
| Le Capitaine Swen Meltburg attendait le Commandant Suprême près du Palais du Graf de Wurtbad. Il était en retard. Et ce n'était pas habituel... Midi était passé, et ils devaient aller déjeuner chez un excellent restaurant tenu par un Halefing, "Le fleuve et la cité". Il devait s'être passé quelque chose. Ses jambes le faisaient souffrir, encore marquées par la dure journée d'hier. Il avait "aidé" son supérieur.
Un énorme Gor avait surpris le Commandant Suprême, et juste au moment où la lame allait rencontrer la chair, Swen avait plongé pour mettre à terre son Seigneur. Quelques secondes plus tard, il se redressa, l'épée à la main, s'interposant entre le Commandant Suprême à terre, encore sonné et cette monstrosité du Chaos. La bête hurla et s'élança. Swen para encore et encore, se forcant à ne penser qu'à une seule chose : le Stirland. Puis, le Capitaine trébucha et le Gor fut sur lui. Croyant son heure arrivée, il résista néanmoins à la force de la créature. Toutefois, il été exténué, son corps exigeait repos. Il entendit le bruit caractéristique d'un pistolet tirant son projectile, et l'instant d'aprés, le Capitaine s'était retrouvé sous un Gor agonisant... Anton Ludenhof venait de rembourser sa dette.
Swen regarda deux hallebardiers qui patrouillaient. Ils étaient de braves soldats, fiers de leur patrie et prèt à donner leurs vies pour la sauvegarde de la province. Swen les connaissait, il étaient là la veille... Ils se nommaient Hans et Friedrich, et ce dernier avait perdu son oeil suite à la battue, mais avait tout de même voulu rester à son poste. Les deux hommes passèrent en saluant le Capitaine. -Il parait que notre bien-aimé Commandant Suprême s'est fait connaître de plus belle aujourd'hui ! dit Hans en riant. -Tu l'as dit ! Bah, un assassin de moins, c'est toujours mieux pour cette cité ! répondit le borgne en souriant. -Et surtout moins de travail pour nous ! répondit son ami. Swen entendant ces mots bondit vers eux. -Attendez ! Soldats, que venez vous de dire ? ordonna le Capitaine. -Eh bien... Capitaine, j'informais juste mon collègue sur ce qui s'est passé il y a moins d'une heure, mon Capitaine, répondit timidement Hans. -Que s'est-il passé ? exigea Meltburg. -Le Commandant Suprême des Forces du Stirland a été victime d'un attentat, et... -Non ?! Que s'est-il passé ?! ordonna le Capitaine en prenant l'hallebardier par les épaules. -Il est en vie, mon Capitaine ! Il est en vie ! Le Commandant Suprême a tué l'agresseur, son cadavre est pendu sur la place dédié au Comte Martin... répondit Friedrich. -Où puis-je trouver le Commandant Suprême ? ordonna Meltburg. -Euh, Hans ? demanda Friedrich. -Je crois l'avoir vu descendant la rue menant à la caserne principale de... dit l'hallebardier, interrompu par le Capitaine qui se mit à courrir. -Rompez ! dit Swen en accélérant.
"Bon sang ! Un attentat ! C'était inévitable... Les immigrés vont se révolter ! Il faut que je trouve Ludenhof !" pensa le jeune Capitaine du Stirland...
Voilà, une petite suite en ce soir de Mercredi. Celle que j'ai faite Dimanche méritait d'être étoffée, c'est chose faite ! _________________ "Nous sommes différents, mais nous sommes unis !..." Assassin Narkotik, Modérateur de la LPR !
Dernière édition par le Lun 13 Nov - 21:30, édité 1 fois |
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| Sujet: Re: La Menace du Stirland... Dim 12 Nov - 11:12 | |
| Le jeune Capitaine du Stirland courrait de toutes ses forces dans les rues de la Cité. Les passants s'énervaient, puis, en remarquant son uniforme, se calmèrent. "Oh non ! Le marché !" pensa Swen. Il avait tellement courru vers la place dédié au Comte Martin, celui qui tua Mannfred Von Carstein, qu'il était arrivé sur la place du marché... Il devait la traverser. Ne pouvant courrir, il dût se résoudre à marcher. -Capitaine ! Regardez ces tissus d'Orient ! cria un marchand. -Héros du Stirland ! Ne l'écoutez pas, des hommes comme vous ont des femmes à chérir ! Je vends des bijoux de Marienburg ! répondit un autre. "Surtout, rester calme..." Swen haissait ces marchands. Les entendre l'irritait au plus au point. -Mais taisez vous donc ! Laissez le passer ! dit une voix. "Ah ?" Un homme habillé luxueusement vint le trouver et dégagea la route pour lui. Son visage était dissimulé sous une barbe blanche, et les couleurs de ses habits reprenaient celles du Stirland. Swen se sentit rassurer. -Je vous remercie, dit le jeune Capitaine. -Allons, allons ! C'est normal, aprés tout ce que vous faites pour notre province ! Venez donc dans mon échoppe, nous pourrions discuter affaire tranqu... commença à dire le marchand. Swen fit une grimace qui exprimait clairement sa colère. -Laissez moi... dit-il d'un ton glacial. -Allons, jeune... répondit le marchand. -J'ai dit : laissez moi ! cria Swen.
Le Second du Commandant Suprême avait été profondement choqué par le marché étant petit. Son père se faisait constamment agressé par des propositions malhonnêtes, et c'est ce qui lui coûta la vie, alors qu'il traversait une ruelle peu fréquentable. Lui et son frère ainé, Johann, s'en allèrent vivre chez leurs grands-parents. L'un parvint à se hisser au rang de Capitaine de l'Armée du Stirland, tandis que l'autre... L'autre devint un redoutable Répurgateur, au service du Grand Théogoniste. Johann Meltburg excercait sa profession avec talent, il avait réussi à arrêter la menace du Nécromancien Léopold Von Zeiman. Pour Swen, il était l'un des derniers Répurgateurs à avoir l'esprit à peu prés sain...
Le jeune Meltburg, aprés cette dure épreuve psychologique, arriva dans la place tant convoitée. Elle était entourée par des bâtiments d'une rare splendeur, qui avaient pour fonction de loger les plus grands aristocrates du Stirland. Au centre, se trouvaient quatre fontaines, chacune possédant une statue. Celle pointé vers le sud représentait la Freya, Reine des Asoborns. Celle du nord, avait pour statue Sigmar, terassant un orc. La fontaine de l'ouest représentait Taal, aux côtés d'un cerf. Et la dernière, celle de l'est, avait pour statue celle de Magnus le Pieux, qui se retournait vers celle du centre... Une statue du Comte Martin avait été sculptée, le glorifiant de son acte de bravoure en tuant le vil vampire...
Dérrière ce monument, l'un des plus imposants de tout Wurtbad, bien au fond de la place, le cadavre d'un homme pendu. "Alors, c'est ce fumier qui..." pensa Swen en s'approchant. Une pancarte avait été écrite aux côtés du corps inerte : Cet homme a dû répondre aux crimes suivants : -Irrespect des forces militaires du Stirland. -Attentat sur le Commandant Suprême des Forces du Stirland. Devant la gravité de ces faits, cet homme ne méritait pas de procés. Que son cas puisse servir d'exemple à ne pas suivre !
-Vous noterez, Capitaine, qu'ils n'ont pas mis qui a tué cette pourriture... dit une voix familière dérrière Swen. Le jeune Meltburg se retourna et vit enfin son supérieur. Il le salua immédiatement. -Mes respects, Commandant Suprême des Forces du Stirland ! s'éxécuta le Capitaine. -Je suppose que l'on vous a conté ce qui s'est passé ce matin... dit Anton en allant s'asseoir sur une des marches qui menaient à un des appartements des riches aristocrates. -Oui... fit Swen en s'asseyant à ses côtés. -Vous aviez raison. Des émeutes font se déclencher, fit le Ludenhof d'une sombre mine. -Avez vous des chiffres, Commandant Suprême ? demanda poliment Swen. -On a pu enrôler de force pas moins de mille réfugiés. Autant sont encore dans la nature, sans doute en train de préparer un coup... répondit-il en soupirant. -Vous avez une idée ? demanda le Capitaine.
Anton Ludenhof, le Commandant Suprême des Forces du Stirland, se redressa et regarda le regard vide du Comte Martin. -Bien sûr ! Vous me prenez pour qui ? répondit-il. Se redressant également, Swen en souriant dit : -Et puis-je savoir quelle idée ingénieuse va nous retirer cette difficile situation ? -Regardez sur votre droite. Et aussi sur votre gauche. Que voyez vous ? Meltburg s'éxécuta et... -Des Feux d'Enfer ?! Mais... Ne me dites pas que... ! -C'est une manière comme une autre de répondre à une agression. -Mais... Anton se retourna et regarda fixement son second. --Ecoutez, Meltburg, ce vampire risque de dévaster cette province. Vous pensez réellement que je vais perdre du temps avec... avec, des Middenlanders ? Des Talabeclanders ?! s'enerva Anton. -Je comprends. Mais laissez moi au moins, essayer d'arranger les choses par la diplomatie. C'est tout ce que je vous demande, répondit Swen en regardant son supérieur droit dans les yeux. -Trés bien. Faites vite alors ! dit le Ludenhof en partant. -Attendez ! Vous savez où je pourrai trouver leur meneur ? questionna le Capitaine. -Bah, sans doute dans une taverne... "Merci de cette aide !" pensa Swen. -Et, notre repas ?! -Sachez ce que vous voulez... Ca sera pour une prochaine fois, dit le Commandant Suprême en s'éloignant dans l'une des rues de la Cité.
Swen alla s'asseoir sur une des marches. Tant de question se posaient en lui... Pourquoi Anton avait-il réagi par... par l'achat de deux Feux d'Enfers ? Au fond de lui, Swen savait que son supérieur souffrait. Il souffrait de la perte de sa famille. Cette blessure ne s'était jamais refermée, comme peut en témoigner le crâne qu'il y a sur son chapeau. Et puis, il y avait eu eux... Ces elfes... Durant la Tempête du Chaos, le Ludenhof avait combattu aux côtés d'un petit contingent envoyé pour se "venger". Les "Elfes de Sang" qu'on les appellait... C'est à cause d'eux que le Commandant Suprême était devenu fou ! Fou... Fou ? Non... Cruel envers ceux qu'il méprisait. En soit, ce n'était pas si dérangeant, mais Swen n'appréciait pas son idée... Comment allait-il trouver le chef de ces rebels ? Ce devait être un immigré, comme la plupart des hommes qui n'avaient pas répondu à la mobilisation. Un Middenlander ? Un Talabeclander ? Un Ostlander ? Swen ne savait pas. N'y avait-il pas une taverne où il pourrait récolter des informations ? -La taverne du Vieux Porc ! cria Swen en courrant vers le port, pendant que son supérieur devait sans doute préparer les hommes au combat... _________________ "Nous sommes différents, mais nous sommes unis !..." Assassin Narkotik, Modérateur de la LPR ! |
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| Sujet: Re: La Menace du Stirland... Dim 19 Nov - 15:36 | |
| Le Capitaine Swen Meltburg quitta la place du Comte Martin, en le saluant une dernière fois. La taverne qu'il cherchait se trouvait à environ deux heures à pied... Par chance, il vit un carosse dans une des rues. Il s'élança et toqua à la portière : -Bonjour, messieurs, mesdames. Capitaine Meltburg, je peux faire un bout de route avec vous ? demanda-t-il poliement. Un gros bonhomme aux cheveux gras sorti la tête, il portait des habits bleus et sa peau luisait, comme s'il n'avait que trop sué, lui répondit : -Les Forces du Stirland ne savent plus marcher ? dit-il avec une voix hautaine. -Trés bien. Si vous le prenez ainsi... Je réquisitionne ce carosse, au nom du Prince de Wurtbad... répondit en souriant Swen. -Quoi ?! Mais vous ne pouvez ! s'énerva le bourgeois. -Vous allez par où ? questionna le jeune Meltburg. -Klara ! Réponds à cet ord... officier... répondit l'homme en retournant dans le carosse. Une belle jeune femme aux cheveux bruns regarda le Capitaine avec un regard intense. -Nous allons au marché... dit-elle en se caressant les lèvres avec sa langue. Swen, nullement intéréssé, répondit : -Celui de Wurtbad Ouest ? -Tout à fait, dit-elle en recommençant son numéro. -Parfait ! Je fais un bout de route avec vous ! Cocher, à la taverne du Vieux Porc, dit Swen en entrant dans le carosse. Il se retrouva assis prés de la belle Klara. "Mon vieux, surtout, ne t'excites pas !" s'ordonna le Capitaine. -Cela ne m'étonne pas qu'on homme comme vous aille dans ce genre d'endroit... dit le bourgeois. -En effet, j'y vais souvent. Mais vous apprendrez par la suite que c'est le meilleur endroit pour trouver des informations. -Bien sûr... répondit le gros bonhomme en regardant par la fenêtre. Les chevaux se mirent à avancer, et le carosse à trembler en passant sur les pavets de la ville. -J'ai appris que le Stirland rentrait en guerre ? demanda Klara en jouant avec ses yeux. -C'est exact. Et c'est pour cela que je dois me rendre dans cette taverne... répondit Swen courtoisement. -Oui... Notre armée est tellement décadente que nous avons besoin de mercenaires... siffla le bourgeois.
Durant plus d'une heure, Swen dut supporter les sarcasmes de son "hôte" et les avances de sa compagne. Plus d'une fois il s'était demandé s'il n'aurait pas été mieux de marcher... Arrivé devant l'établissement, Swen sortit du carosse : -Je vous remercie encore une fois. Quant à vous, messire ? demanda le Capitaine. -Fanterneir... siffla l'intéréssé. -Parfait, vous irez vous expliquer devant les gardes. On n'insulte l'armée du Stirland... Et Swen claqua la porte. "Je hais ces types !" s'hurla-t-il.
Les environs de la taverne étaient sombres... Des petites ruelles se trouvaient en ces lieux, où des odeurs nauséabondes sortaient, c'était sans aucun doute le repaire de brigands et de voleurs. La taverne était laide. Sa pancarte, où le nom de l'établissement y avait été écrit, rouillée et grinçait au moindre coup de vent. Son uniforme n'allait pas plaire. Il n'y avait pas songé. Et de plus, il va lui être difficile de répérer le meneur des émeutes... -Bonjour, petit frère, dit une voix familière dans son dos. -Non ? Johann ?! dit Swen en se retournant, le sourire aux lèvres. L'homme portait un long manteau et un chapeau de cuir. Son teint était pâle. Sa moustache chevauchait une ballafre, qui arrivait jusque sous son oeil droit. -Swen... Cela fait si lontemps ! répondit l'ainé Meltburg en embrassant son cadet. -Tu es devenu célèbre ! Même à Altdorf on connait tes exploits ! -Non. A la limite, ils savent que je me suis occupé de Von Zeiman. Mais dis moi, que fait officier dans ce sombre endroit ? demanda Johann. -Je recherche un meneur d'émeutes. Tu es au courant que le Commandant Suprême a déclencher un appel aux armes intense, suite à la menace de la Sylvanie. Et tout les immigrés venant du nord sont fortement susceptibles de se révolter. Le Baron Ludenhof a d'ailleurs été victime d'un attentat, et... -Il s'en est sorti ? interrompa le Répurgateur. -Tu le connais. J'ai dû mal à imaginer quelqu'un qui puisse l'abattre ! Et, comme je le disais, les révoltes sont imminentes. Ludenhof a même acheté des Feux d'Enfer pour "calmer" les émeutiers. J'ai besoin de rencontrer le meneur pour éviter le bain de sang, tu comprends ? -Oui... Je crois savoir de qui tu veux parler. Il est à l'intérieur. Tu veux le voir ? demanda Johann. -Absolument ! confirma Swen. -Rentrons alors...
La porte s'ouvrit sur une assemblée d'ivrognes et de brigands. Le serveur était dérrière son comptoir. Celui-ci se nommait Ulrich et portait une fine moustache. Il gardait continuellement son pistolet à proximité. Les clients buvaient et jouaient. Le vacarme était dérangeant. -C'est celui qui est au fond, le grand barbu, dit Johann à son frère. -Oooh... -Tu as peur ? -Eh bien, disons qu'il n'a pas l'air commode... dit doucement Swen. En effet, le meneur des émeutiers portait une longue barbe noire et des cheveux hirsutes. Il était trappu et fort. Sa hache était sur ses genoux et s'occupait de la nettoyer. A cet instant, Swen remarqua que la hache avait du sang sur son tranchant. -Ne me dis pas qu'il a... -Si. -Non ?! -Si, si. -Etait-ce un... -Un Hallebardier de la Cité. -... ! -Je vais t'accompagner, non ? demanda le Répurgateur. -Je ne te dis pas non...
Les deux Meltburg s'avancèrent et malgré les sombres regards dont ils étaient la cible, ils prirent place prés du grand homme. -Un Officier ici ? Par Ulric ! Ma hache a soif, ça tombe bien ! dit l'homme du nord en riant. -Je te déconseille de lever ta hache, ordonna Johann en pointant son pistolet sur la tête de l'homme. Immédiatement, Swen sortit les siens. Et tout les autres clients firent de même. -Oh, la situation est tendue, dit le jeune Capitaine. -Tu l'as dit... siffla l'homme. -On peut se parler ? demanda Swen. -Je t'écoute, blondard, répondit l'homme du nord. "Blondard ?!" -Ecoute... Je sais que c'est toi qui comptes mener les immigrés à la révolter et... -On t'a envoyé faire du pour-parler ?! -Je ne suis ici que parce que je l'ai demandé. Sinon, je serai en train de nettoyer les Feux d'Enfer qu'a acheté le Commandant Suprême pour vous calmer ! -Ah, il y va pas avec le dos de la cuillère, ton chef, là ! -Anton Ludenhof. Le Commandant Suprême Anton Ludenhof. -Et toi, tu te nommes comment ? -Swen Meltburg, je peux te reposer la question ? -Non. -Trés bien... -Et je te dirai que je ne relâcherai pas mes gars. On va mettre un sacré bazar dans cette province ! commença à rire l'homme. -Dis moi, tu es croyant d'Ulric ? -Bien sûr, je ne suis pas Middenlander pour rien ! -Oui, croyant d'Ulric. Et tu te permets d'arriver chez nous, de demander du travail, un toit, et t'es même pas capable d'honorer ton Dieu en allant à la guerre ? -Eh ! Bon, t'as gagné, dégage avant que je me fâche ! -Vous le regretterez... -Dégage ! -Swen, je vais rester. J'ai quelque mots à dire à notre ami, dit Johann. Attends moi dehors. Le Capitaine s'éxécuta et attendit son frère.
Quelques minutes plus tard, celui-ci ressortit et dit : -C'est bon. Plus question d'émeutes ! -Comment as tu fait ?! demanda Swen. -Je ne peux te le dire. Je viendrais avec vous. Je connais bien ce Gustav Von Carstein. Je vous serai utile. -Je te remercie Johann... -Allez, sortons de cet endroit... _________________ "Nous sommes différents, mais nous sommes unis !..." Assassin Narkotik, Modérateur de la LPR ! |
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| Sujet: Re: La Menace du Stirland... Dim 26 Nov - 14:31 | |
| Le Commandant Suprême des Forces du Stirland arriva au camp d'entrainement, qui était situé à l'extérieur de la Cité. Il devait assurer l'entrainement, et montrer à tous, qu'il était plus motivé que jamais pour prendre les armes... Le camp était immense. Chaque heure, des dizaines de soldat arrivaient de tous les coins du Stirland, et commencaient à installer leurs tentes dans le sol, qui était dur, de par l'hiver. Anton pouvait reconnaître les Stirlanders des réfugiés. En fait, il classait tous ceux qui avaient une barbe comme venant du nord. C'était plus simple. Bien sûr, le Stirland ne pouvait fournir des uniformes pour tous, et ceux qui avaient survécu à la Tempête du Chaos furent immédiatement donnés aux Stirlanders. Les réfugiés se contenteraient de mettre un simple brassard vert... Le Ludenhof se dirigea devant un sergent, qui était occupé à lire des missives. Il portait une moustache qui cachait une cicatrice. Il prétendait que c'était une cicatrice qu'il avait eu suite à une griffure de goule. La vérité est moins glorieuse. Son barbier l'avait lourdement raté... -Mes hommages ! Commandant Suprême des Forces du Stirland ! dit le sergent en se redressant. -Où en est la mobilisation ? questionna Anton. -Eh bien, monseigneur... Toutes les villes de la Province ont sonnées l'appel aux armes, de tout le Stirland arrive des... -Vous me prenez pour qui ?! -Euh... -Je le vois bien que la mobilisation a commencé ! Dites moi comment se comportent les réfugiés ! commença à s'énerver Anton. -Il n'y a pas eu de conflit dans le camp. Quelques disputes, c'est tout, mon Commandant Suprême, répondit le sergent appeuré. -Rompez ! ordonna Anton.
Le Ludenhof se dirigea alors vers la carrière d'entrainement. Là-bas, de nombreux soldats s'excercaient. Les archers tiraient sur des épouvantails en paille, les épeistes combattaient entre eux avec des épées de bois, les lanciers chargeaient des manequins en hurlant le nom de leur province... A son arrivée, tous les soldats s'arrétèrent et le saluèrent. Anton repéra un jeune Stirlander qui tenait fort mal sa hallebarde. -Tu as vu comment tu tiens ton arme, soldat ? demanda le Commandant Suprême. Le jeune homme, sans doute âgé de seize ans, tout au plus, devint pâle. -C'est que... que... -Est-elle trop lourde ? questionna le Ludenhof, un sourire aux lèvres. Le garçon hocha la tête. -Allons, tu aimerais combattre avec quelle arme ? -La lance, monseigneur... Anton se retourna et ordonna : -Qu'on lui amène une lance ! Je veux un soldat pour manier cette hallebarde ! Et au trot ! cria-t-il. Le garçon ne savait plus où se mettre. Il était impressionné par la générosité d'un homme qui avait mauvais portrait. -Merci, mon... monseigneur... balbutia-t-il. -Tu t'appelles comment ? -Rudiger Terlateir... -Eh bien, Rudiger, sache que je n'ai aucun intérêt à ce qu'un de mes soldats tombe, et qui plus est, sous prétexte qu'il ne savait pas manier son arme. Allez, va t'entrainer ! -Merci monseigneur !
Anton se félicita. La vie de ce petit ne lui importait que peu. C'est l'effet que la scène avait provoquée sur les soldats alentours qui lui plaisait. Tous s'étaient excercés de nouveau, avec plus de conviction, et certains crièrent son nom pour les encourager...
Le Ludenhof alla voir un homme à la longue barbe, qui était sans aucun doute un réfugié. -Salut donc ton seigneur ! ordonna Anton. -Mon seigneur, n'est autre qu'Ulric, ou alors, le Comte Tobringer, dit l'homme. -Je t'ai ordonné de me saluer... -Et moi, je vous ai répondu, que vous n'étiez pas mon seigneur ! Anton s'érnerva devant tant d'insolence. -Chien de Middenlander ! Je vais te montrer en quoi je te suis supérieur, prends ton arme ! L'homme prit une lourde hache et se leva. Les deux soldats allèrent au centre de la carrière. Les guerriers firent un cercle autour d'eux, et chacun commençait les paris... -En garde ! ordonna Anton en dégainant son épée. Celle-ci était marquée du sceau de sa famille, et se devait de l'honorer. -Ulric me guidera ! hurla l'homme. -Pour le Stirland !! hurla Anton en chargeant. Le Commandant Suprême regarda l'épaule droite de son adversaire, mais son épée se dirigea contre son flanc. L'homme bondit en arrière, et s'élança en levant sa hache. Anton roula de côté pour l'esquiver, et se releva. Il courru aussi vite qu'il le pouvait vers le Middenlander et sauta sur une caisse de munitions. En retombant, il donna un magnifique coup de pied dans le visage de son adversaire. L'homme fut déstabilisé et trébucha. Il cracha deux de ses dents ainsi que du sang... Anton recula, et au moins dix mètres les séparaient. Autour les soldats, s'agitaient : -Combattez pour le Stirland, monseigneur ! -Prouvez votre valeur ! -Montrez nous que ce Middenlander ne vaut rien !
Le Middenlander se releva... -Bâtard de Stirlander... -En plus, tu te permets de m'insulter ?! Je pensais te laisser la vie sauve... Rejoins Ulric ! hurla le Commandant Suprême des Forces du Stirland. Anton courra. L'homme prépara sa hache. Le Ludenhof plongea et fit une roulade. Au passage, il prit un caillou qu'il lança en plein dans le visage de son adversaire. Celui-ci avait tenté de se protégé avec sa hache, mais ne fut pas assez agile. La pierre frappa son oeil et l'homme ne put retenir ses larmes. Anton re releva et prit sa hache. Il l'a jetta à terre, mit à terre son adversaire et son épée alla sous la gorge du Middenlander. -Alors... Ne suis-je point ton seigneur ? demanda Anton en souriant. L'homme ne répondit pas, il était dévasté par la honte... -Allez, demande donc ma grâce... L'homme ouvrit un oeil et regarda tout autour de lui ses camarades. -Grâce... -Demande moi maintenant pitié ! -Pitié... Anton relâcha sa prise, rengaina son épée et se releva. -Je te laisse la vie sauve. Vous tous ! Ceci est un exemple ! Qui est votre seigneur ?! hurla Anton. -Le Commandant Suprême des Forces du Stirland, répondit le jeune Rudiger. Tout les soldats le regardèrent et l'imitèrent : -Le Commandant Suprême des Forces du Stirland, Anton Ludenhof ! crièrent-ils. -Quant à toi, Middenlander, suis-je ton seigneur ? L'homme tenta de se redresser, mais ses forces l'abandonnèrent. -Oui... Anton lui cracha au visage. -Renier son dieu ! Tu n'es rien de plus qu'un fumier...
Anton Ludenhof s'en alla et ordonna que l'on reprenne l'entrainement. "Je mets au défi Sigmar de trouvé un seul homme dans ce camp, qui ne m'obeira pas..." _________________ "Nous sommes différents, mais nous sommes unis !..." Assassin Narkotik, Modérateur de la LPR ! |
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| Sujet: Re: La Menace du Stirland... Dim 3 Déc - 11:25 | |
| Le Commandant Suprême des Forces du Stirland s'occupa de toute les formalités administratives, et ceci, jusqu'à ce que la nuit tomba. Il était dans son bureau, dans la caserne principale de la cité de Wurtbad. "Leichberg n'a pas répondu..." "Non, l'attaque n'a pu avoir lieu !" "J'aurais été alerté par les patrouilleurs..." "Et Meltburg ?!" "Où est-il ?!" Ainsi pensa Anton Ludenhof, assis devant son bureau. La salle n'était éclairée que par la lumière de Manslièb, et l'homme était plongé dans les ténèbres... Il aimait se réfugier dans l'obscurité. Il aimait remuer ses souvenirs dans l'ombre. Il aimait... Il aimait ces ténèbres. Et de cela, il ne pouvait l'expliquer.
-Et dire que c'est demain qu'on part ! Et je n'ai presque aucune nouvelle de Leichberg ! dit Anton.
Soudain, les ténèbres se firent plus intenses. Plus intenses... Plus intenses... Il perdit connaissance.
Il voyait sa famille. Sa famille dans les différentes pièces de son manoir. Sa femme, Klara, était dans la serre, s'occupant des plantes. Son fils, Karl, était dans sa chambre en train de jouer. Les domestiques allaient et venaient. Tout se passait normalement. Puis, un cor retentit au loin...
Une vingtaine de maraudeurs étaient à proximité du manoir. Voyant la beauté de la demeure, ils se remirent à courir. Courir pour voler. Courir pour piller. Courir pour tuer. Les serviteurs vérouillèrent la porte. Ils prirent les armes. Et amenèrent les femmes et l'enfant en lieu sûr. Les maraudeurs, se servant de leur hache comme des jouets, fracassèrent la porte. Un vieil homme hurla : -Défendez la demeure du Baron Ludenhof !
Le combat fut de courte durée. Ce n'était pas une dizaine de serviteurs, mal habitués au maniement des armes, qui pouvaient résister à la folie meurtrière des nordiques. Crachant sur les cadavres agonisants, les maraudeurs se séparèrent pour fouiller la maison.
Dans la cave, les femmes étaient appeurées. La panique régnait. Il n'y avait qu'une seule sortie pour la cave, mais elle donnait directement dans la demeure. Klara prit son fils dans ses bras et ensemble, prièrent Sigmar de leur venir en aide...
Les corps de sa famille...
Le cadavre de sa femme...
Son fils, terrorisé, caché dérrière des caisses...
Tout ceci se passa dans cette cave.
"Peu de temps avant, nous nous rencontrâmes, Anton Ludenhof...
-Monseigneur ? Allez vous bien ? demanda Swen Meltburg. Reprenant connaissance, Anton répondit : -Oui... Oui... Ce n'était qu'un léger malaise, répondit Anton. Se secouant la tête, il se leva. -Dites moi donc ce que vous avez fait ?! Je ne vous ai point vu depuis midi ! -Je vous prie de m'excuser. J'ai pu trouver le meneur de ces émeutiers. -Et ? -Eh bien, avec l'aide... de... Un homme sortit des ténèbres et enleva son chapeau. -Je suis l'Inquisiteur, Johann Meltburg. Anton abasourdi par la présence du répurgateur, prit toutefois la parole : -Quel plaisir de vous voir ! Vous avez aidé ce Capitaine ? demanda poliement Anton en s'inclinant devant la Sainte Inquisition. -Légérement. Il se dévrouille trés bien tout seul, répondit Johann. -Oui, bon... Capitaine, venez en aux faits, je vous prie, demanda le Ludenhof. -Eh bien... Il n'y aura pas de soulevements populaires, dit Swen en se redressant. -Bien... Trés bien... Je vous devais un couvert au restaurant "Le fleuve et la cité", c'est bien cela ? -Ma foi, nous devions nous y retrouver ce midi, répondit en souriant le jeune Meltburg. -Voudriez vous venir avec nous, Grand Inquisiteur ? demanda Anton. -Excusez moi. Je n'ai pas le temps. Il y a des hommes à arrêter dans cette cité, répondit froidement Johann. -Trés bien. Ais-je une chance de vous revoir ? -Je partirai avec vous. Je crois que mon experience sur ces êtres des ténèbres vous servira...
Johann sortit peu de temps aprés ses "collègues" de la caserne. Il marcha dans les rues de la cité. Le répurgateur se dirigea vers la place du Comte Martin.
Sur le chemin, il rencontra maintes personnes qu'il aura bien aimé enfermées. Prostitués, vieillards inquiétants, mendiants...
Wurtbad était comme les autres villes de l'Empire. Lorsque la nuit tombait, il valait mieux fermer les yeux pour dormir.
"Ou pour voir la lame d'un assassin..." pensa Johann.
Une fois là-bas, il s'approcha du cadavre de l'assassin. Il sentit son odeur... -Un membre de la Confrèrie des Roses Noires... Il l'avait reconnu à l'odeur de rose que ces hommes se parfumaient tout les matins pour se reconnaître entre eux. "Donc... La secte, ou peut-être les sectes cherchent à se débarasser d'Anton Ludenhof. Pourtant, la Confrèrie des Roses Noires n'est pas une secte chaotique. Ce sont juste des félés de Morr." Il se rapprocha de la statue du Comte Martin. Son grand manteau noir, assorti de son chapeau, lui donnait un air inquiétant. Les passants accéléraient en le voyant. Et en soit, oui, il était inquiétant. "Etrange... Les Fidels de Morr ne tolèrent pas la nécromancie. Or, Anton Ludenhof s'apprète à vaincre un puissant vampire... En quoi cet homme a pu enfreindre un des commandements de Morr ?!" _________________ "Nous sommes différents, mais nous sommes unis !..." Assassin Narkotik, Modérateur de la LPR ! |
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| Sujet: Re: La Menace du Stirland... Dim 10 Déc - 12:05 | |
| Les deux militaires sortirent du bureau du Commandant Suprême des Forces du Stirland. L'hiver imposait ses règles, et la nuit, Wurtbad était glaciale. Glaciale aussi, par ses dangers... Qui pouvait se cacher dans l'ombre ? Pour Anton, il ne faisait nul doute que lui en voulait... Au point d'engager un assasin... -Monseigneur, y allons nous à pied ? demanda Swen Meltburg. -Non, certainement pas. J'ai demandé à un de mes serviteurs de préparer un carosse... répondit Anton en souriant. -Je vous remercie de la soirée, je n'ai pas mangé à ce restaurant depuis des lustres ! dit Swen en montant les yeux. En cela, il remarqua que le ciel était particulièrement sombre... Mannslièb ne se voyait qu'à peine, tant elle était caché par des nuages noirs. -Eh bien, qu'y-at-il ? Vous avez l'air stupide à regarder ainsi les cieux ! Qu'est-ce qui... demanda Anton en regardant à son tour. -Vous avez vu ?! dit Swen en ouvrant grand les yeux. -Mauvais présage... Morr est en colère... -Cela est certainement dû à la menace de l'Est ! -En effet, ce vampire a sans doute dû éveillé la colère du Dieu des Morts...
Un carosse arriva devant eux. Il comprenait quatre chevaux d'une blancheur immaculée. Le carosse en lui-même était particulièrement somptueux. Le tout était dirigé par un cocher habillé d'une manière élégante, refletant parfaitement la beauté de l'ensemble. -Baron Ludenhof, nous pouvons y aller, dit le cocher. -Trés bien. Waldenmar, conduisez nous au restaurant "Le Fleuve et la Cité", et vite... répondit Anton en ouvrant la porte et en s'installant. Swen l'imita et admira le carosse, qui se mit en route. -Vous savez... C'est une excellente idée que votre frère nous accompagne, sur ce coup-là, Meltburg... dit Anton en regardant les bâtiments de Wurtbad qui défilaient devant lui. Les sombres fenêtres des immeubles donnaient une impression d'angoisse... -Oui, mais c'est lui qui a voulu nous accompagner. Ce n'est pas à moi que revient le mérite de sa venue... -Vous ètes bête, par moment, Meltburg... dit en soupirant Anton -Je vous demande pardon, demanda le Capitaine interloqué. Le Ludenhof se retourna et le fixa droit dans les yeux. -Je n'aurais jamais vérifier l'exactitude de vos dires ! -Excusez moi... Mais je ne vois pas le rapport entre... -Soyez un peu arriviste ! Certes pas trop, mais un peu d'ambition ne fait pas de mal ! Vendez vous au plus au prix ! Swen comprit alors ce que son supérieur tentait de lui faire comprendre... -J'ai compris, monseigneur. J'ai compris... -Parfait !
Le reste du voyage se déroula en silence. Swen craignait d'être le responsable de celui-ci... "Me repprocher d'être honnête ? Non... Pas honnête. Il me disait juste que j'aurais dû en profiter pour me valoriser..."
-Meseigneurs, vous ètes arrivés, dit le cocher. -Trés bien. Revenez plus tard... dit Anton en sortant. -C'est que je... La porte se referma. -Je vous conseille de faire des tours chaque quart d'heure, dit Swen en souriant. -Oui... Il ne me reste plus que cela à faire...
-Alors Meltburg ! Vous traînez ! -Excusez moi... C'est donc ici ? -Absolument, regardez en la pancarte... dit Anton en retrouvant le sourire. Sur la pancarte, on pouvait admirer une magnifique cité protégée par un beau et large fleuve.
Les deux militaires entrèrent.
-Meseigneurs ! cria une petite voix. -Aaaah, Max ! répondit Anton. Un halefing apparut du dessous d'une table et les accueilla chaleureusement. -Cela me fait bien plaisir de vous revoir ! Un peu comme lorsque que mon cousin Théo, cousin au troisième degré de ma mère, me rendit visite... A ne pas confondre avec mon autre cousin Théo, qui lui est cousin au second degré du côté de mon père ! -Euh... dit Swen, ne sachant pas comment réagir face à un tel enthousiasme. -Je suppose que vous venez pour déguster ? demanda Max. -Absolument ! dit en riant Anton. -Suivez moi alors ! Je vais de ce pas vous réserver notre meilleur table ! Que ça me fait plaisir de vous voir ! Théo, hein, le cousin au troisième degré du côté de ma mère, lui était beaucoup moins important... -Parce que Théo, votre cousin au second degré du côté de votre père, l'était ? demanda Swen en souriant. -Oooh, certainement pas ! Lui, ce n'est qu'un sale cochon ! A force de rester fermier, il est devenu comme ses bêtes ! répondit en ronchonnant le hobbit. -Vous vous débrouillez trés bien, Meltburg... chuchota Anton. -Et voilà ! Votre table ! Vous avez une magnifique vue sur le Stir ! Dommage que cette nuit soit si sombre... répondit le halefing en souriant. Les deux militaires s'installèrent. -Votre plat habituel, Commandant Suprême des Forces du Stirland ? demanda poliment le petit bonhomme. -Un rôti de boeuf, assorti de pommes de terres, le tout asaissonné de votre sauce ? répondit en souriant Anton. -C'est bien cela ! Et j'ai perfectionné cette sauce ! -Alors, deux ! dit Swen. -Meseigneurs, sur la vie de Thomas, mon troisième frère, qui d'ailleurs travaillent dans les cuisines de l'armée, je jure que vous serez servi dans moins de trente minutes ! Et le hobbti partit...
-Ils sont si amicaux... dit Meltburg. -Oui, loin de la cour du Comte-Electeur... -Comment ça ? -Vous n'ètes pas au courant ? -De quoi donc ? -Il y a quelques mois un grand incendie dans la bibliothèque a brulé les documents signés de la main de l'Empereur Ludwig le Gros. -Oui, de cela, j'en ai entendu parler, répondit Swen. -Et voyez vous... Ces documents étaient la preuve formelle que l'Empereur avait donné une partie du Stirland aux halefings... Cela veut dire que la polémique sur leur présence est repartie de plus belle ! -Oooh, je comprends... Et vous, quelle est votre position ? demanda le Capitaine. -Eh bien... Personnellement, je n'ai rien contre cette race, certes, inférieur à celle de l'homme, comme vous en conviendrez, non ? demanda Anton. -Oui, euh, absolument ! dit Swen, n'étant pas tranquille. -Ils se sont trés bien insérés dans notre société. J'ai moi-même un cuisinier du Mootland ! Ce n'est pas leur faute... Mais j'en veux à cet Empereur ! Ce n'est pas parce que sa demande en mariage avait été refusée par la Comtesse du Stirland, que le peuple devait perdre ces terres ! Terres si fertiles...
Peu de temps aprés, le halefing revint les bras chargés de plats. -Je vous ai rajouté quelques plats, offerts par la maison !
Le repas se déroula parfaitement bien... Mais, en voyant l'heure tardive, et la tâche que les deux hommes avaient à accomplir le lendemain, les deux militaires n'eurent d'autre choix que de se presser. Deux heures plus tard, ils sortirent du restaurant. -Revenez quand vous le voudrez ! Et comme disait mon grand-père, Hugo, fils de mon arrière grand-père, Paul, et de mon arrière grand-mère, Agnès, "Dans la maison du bonheur, la plus belle pière, est la salle d'attente !" -A bientôt, Max ! Je reviendrez, soyez en certain ! Et prouvez moi que cette sauce peut encore être améliorée ! répondit Anton en riant. -Je n'y manquerais pas ! Aurevoir ! -Aurevoir ! répondit Swen. -A bientôt, Max... La porte se referma, et les deux furent replongés dans le froid de Wurtbad...
-Tiens, de la fumée ? dit Swen. -En effet, et elle vient du bout de la rue, là-bas ! Un lourd nuage de fumée s'échappait de la cité. Cette fumée était si noire, qu'il était possible de la dissocié des nuages, qui pourtant était trés sombres...
Arrivés dans la rue, Anton s'appercut que le feu n'était autre qu'un bûcher... -Bonsoir, Commandant Suprême des Forces du Stirland... répondit une voix grave. -Bonsoir, monseigneur de l'Inquisition ! Qu'est-ce donc ce bûcher ? Encore des hérétiques ?! -Non, non... C'est juste un autodafé... -Ah, ce n'est que ça, dit Swen. -Eh bien cela tombe trés bien ! Mes mains sont glacées, vous venez ? dit Anton.
Les trois mirent les mains devant les flammes purificatrices, et parlèrent du lendemain... Swen remarqua que ces livres étaient des écrits à la couverture trés sombre... Sur un d'eux, on pouvait lire "Les horreurs de l'Empire..." Le Capitaine se rétracta, et se contenta de réchauffer ses mains...
Voilà une petite suite ! _________________ "Nous sommes différents, mais nous sommes unis !..." Assassin Narkotik, Modérateur de la LPR ! |
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| Sujet: Re: La Menace du Stirland... Dim 17 Déc - 13:16 | |
| Les trois hommes continuèrent à parler devant les flammes purificatrices pendant une dizaine de minutes. Swen ne sentait pas tranquille, les deux hommes à ses côtés ne semblaient pas se rendre compte à quel point le ciel était sombre. -Bien, je pense qu'il est temps pour moi de rentrer, dit Anton en souriant. Je vous salue, Inquisiteur... -Passer une bonne soirée, Commandant Suprême des Forces du Stirland ! dit Swen en saluant son supérieur. -Que Sigmar vous garde !
Anton prit Swen à part et lui dit : -Je vous veux demain, vers midi, prés de la place du Comte Martin... -A vos ordres, monseigneur...
Anton Ludenhof s'en alla vers le restaurant. Là-bas, il y vit son carosse. -Monsieur le Baron a passé une bonne soirée ? demanda Waldenmar, qui avait de lourdes cernes. -En effet. Allez, ramenez moi à Baberhof ! Et en vitesse...
Le magnifique attelage se mit en route, et s'engouffra dans les ténèbres... La seule preuve de sa présence était deux petites lanternes prés du cocher.
Le domaine de Baberhof avait été acheté par les ancêtres d'Anton. Dés lors, la famille Ludenhof devint les seigneurs de cette petite terre. Ce n'était pas un trés grand territoire, une simple baronnie, mais ses champs lui assuraient une récolte plus que satisfaisante. Il avait sous son contrôle pas moins d'une centaine de paysans, qui globalement, tous le respectaient. Et puis, les manquements aux règles étaient sévèrement punis... Quand Anton s'absentait, c'était le precepteur de Karl qui dirigeait le domaine, Valmir Hoftreheim. Le carosse sortit Anton repensa à la soirée. Le jeune Meltburg manquait d'experience, mais il allait devenir avec le temps un excellent commandant. Il regarda les cieux, et fut étonné de voir qu'ils étaient encore plus sombres... "Des cieux si sombres... C'est de la magie ! Von Carstein est de..." Trois hurlement de loup retentirent... Anton se retourna et ses yeux confirmèrent ses oreilles. -Oh... Waldenmar ! Dépêchez vous ! -Je fais de mon mieux monseigneur... Les chevaux accélerèrent. Les loups également.
"C'est ce bâtard de vampire qui les a envoyé ! S'il croie pouvoir m'avoir aussi facilement !" Le Commandant Suprême brisa la vitre arrière d'un coup de coude. Il chargea son pistolet à répétition et visa. Les loups se mélaient aux ténèbres, et seuls leurs yeux étaient clairement visible. Deux points rouges noyés dans une obscurité quasi-totale... Les créatures hurlèrent de nouveau et accélerèrent... "Allez, vise bien..." pensa Anton Il tira. La balle toucha. Une des créatures tomba. -Bien vu, Baron ! -Contentez vous de manier les chevaux ! "Merci infiniment, Archilecteur de m'avoir donné ces balles d'argent !"
Ce succés ne parvint pas à ralentir les deux autres monstres. Il fallait faire vite... -Baberhof est devant monseigneur ! Nous y serons dans peu de temps ! -Bon... Je vais pas laisser deux horreurs entrer chez moi ! Votre pistolet ! -Tenez... dit le cocher en envoyant maladroitement le pistolet dans le compartiment.
Anton rechargea les deux pistolets aussi vite qu'il put. Au-dessus de lui, il entendit un bruit sourd. -Oh non... Crève ! dit Anton en tirant dans le toit de son carosse. Un hurlement se fit entendre, mais la créature était encore "en vie", et commença à déchiqueter le toit du carosse... -Waldenmar, dites moi que vous avez garder mon épée ! -C'est que... Elle est... Est... dit le cocher appeuré. -Où ?! -La... Malle... -La malle ?! Imbécile ! C'est pratique une épée dans une... Le loup arriva dans le compartiment et se jeta sur Anton. Celui-ci eut le reflexe de lui donner un grand coup avec ses deux pieds en pleine gueule. La bête était sonné. Anton sortit une petite dague de sa veste et la planta dans la chair morte de l'abomination. Un gargouillis immonde sortit du monstre...
-Bon, et l'autre ? demanda Anton à Waldenmar. -Je ne... Sais pas... Je ne le vois pas... Un nuage noir vint aux côtés d'Anton. -Qu'est-ce que... dit le Commandant Suprême en voyant ce nuage prés de lui. Le nuage commença à se dissiper... Au bout de quelques secondes, un vampire à la blancheur cadavérique apparut. -Bien le bonsoir, Baron Ludenhof... Anton, interloqué de cet intrus ne put répondre. -Je ne compte pas vous faire de mal. Je viens de la part de Gustav Von Carstein vous porter un message : "Restez à Wurtbad si vous tenez à survivre"... -C'est pour cela que vous ètes venu ? demanda Anton en reprenant courage. -Absolument. -C'est grotesque ! -Vous ètes libre de ne pas tenir compte des propos de mon Maître... -Encore heureux ! Vous lui direz que je me fiche totalement de ces propos, et que je le combattrai à Leicheberg, s'il a le courage de se montrer... -Pour cela, il vous faudra survivre à votre traversée du Stirland... Et le vampire redevint un nuage noir, qui quitta le carosse en direction de l'est. Peu de temps aprés, le nuage devint un loup...
-Nous sommes arrivés, monseigneur... dit Waldenmar. -La prochaine fois, mettez mon épée ailleurs que dans la malle ! Comment aurais-je pu m'en servir ?! La malle est à l'extérieur du compartiment ! _________________ "Nous sommes différents, mais nous sommes unis !..." Assassin Narkotik, Modérateur de la LPR ! |
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| Sujet: Re: La Menace du Stirland... Sam 23 Déc - 23:40 | |
| Anton descendit du carosse. -Ramenez tout ceci, et arrangez moi les dégâts... soupira le Ludenhof.
"Pas trop tôt... Bon, dire ''bonne nuit'' à Karl et dormir. Vous avez vos objectifs, Ludenhof !" pensa l'homme en souriant. Anton traversa la petite cour de son domaine. On pouvait voir quelques arbustes et statues pratiquement entièrement dissumulés dans l'obscurité de cette nuit glaciale.
Les portes du château s'ouvrirent par l'action de deux hommes, habillé comme de simples domestiques. -Bonsoir Baron... dirent-ils en coeur. Anton ne les regarda même pas. Ce n'était que des paysans déguisés. Ils ne méritaient pas son regard.
-Bien le bonsoir, Baron Ludenhof... dit le vieux Waldenmar en essayant de s'incliner autant que ses vieux os lui permettaient. -Quelles nouvelles durant mon absence ? dit Anton en se dirigeant en traversant le hall d'entrée. -Le jeune Karl a reçut ses résultats de l'Académie d'Escrime de Wurtbad... -Les résultats ? demanda Anton en se retournant dans l'escalier. -Eh bien, oui, Baron... -Par Sigmar ! Ces résultats ! dit le Baron en se tappant sur le front. -Souhaitez vous les connaître ? demanda Waldenmar en caressant sa longue barbe grise. -Evidemment ! -Votre fils a eu les félicitations de la part de tous les professeurs de l'Académie, devenant ainsi le meilleur élève de sa section... -Ah ! Mon fils ! Waldenmar, prenez congé. -De prendre congé ? demanda le vieil homme au regard suspicieux. -Absolument ! Je me sens d'excellente humeur ce soir ! -Le Baron est trop bon... dit Waldenmar en s'inclinant, pendant qu'Anton montait les escaliers de marbres blanc.
"Les félicitations ! Je savais que donner quelques subventions à l'Académie allait aider Karl... Bah, de toute façon, talentueux comme il est, j'ai sans douter perdu mes couronnes d'or !" pensa Anton en riant. Il se dirigeait vers la chambre de son fils, lorsqu'il entendit une porte se fermer dérrière lui. -Bonsoir, Baron Ludenhof, dit Valmir. -Bonsoir, précepteur de mon fils ! répondit Anton. -On vous a dit les résultats ? -Certainement, et je tenais à vous remercier. Je ne regrette pas de vous avoir engager... -Mais c'est honneur et un privilège ! -Comme a dit un certain Sire d'Altdorf : "Les Impériaux, de n'importe quelle province, haissent les inégalités, mais tous, approuvent les privilèges !" -C'est bien vrai ! répondit le précepteur en riant. -Dites moi, vous n'ètes pas sans savoir que demain je m'en vais en guerre... -Si vous tenez à vous entretenir avec moi, que cela soit ailleurs que devant la porte du petit, vous ne pensez pas ? demanda poliement Valmir. -Oui, vous avez tout à fait raison. Allons dans mon bureau...
Les deux hommes se dirigèrent ainsi vers la pièce, d'habitude strictement interdite aux serviteurs, à l'exception du vieux Waldenmar. Ils traversèrent ainsi le salon, avec ses murs décoraient par de magnifiques tapisseries. Enfin, ils arrivèrent devant les portes du bureau du Commandeur Suprême. Anton chercha ses clefs dans sa veste, et ouvrit la porte.
Une fois à l'intérieur, Anton alla s'asseoir dans son confortable siège, fabriqué par les menuisiers d'Averheim. -Je vous en prie, prenez place, dit le Baron en désignant une chaise, sans le moindre confort apparent. -Vous disiez donc ? -Je vais partir en guerre contrer la menace de la Sylvanie. Je veux, et noter bien que je n'ai pas dit ''je voudrais'', que vous vous occupiez du domaine de Biberhof, dit Anton en regardant Mànnslieb dérrière lui, qui ne se voyait qu'à peine. -Vous pouvez compter sur moi, comme toujours, dit l'homme en abaissant la tête. -Si j'avais pu, j'aurais donné ce travail à Waldenmar, mais il est trop vieux... -Pourquoi donc ? -Car vous ne connaissez pas aussi bien que lui les secrets de ce château... Néanmoins, vous vous occuperez de ce domaine. J'ai cru comprendre que certains paysans commençaient à contester mes impôts ? -Ma foi, cela est vrai... -Trés bien. Vous vous occuperez alors de leur infliger une sanction exemplaire... -Mais, Baron, ils n'ont rien fait de concret, juste... -Dix coups de bâtons ? -Ils n'ont même pas prononcer des injures à votre nom, et... -Vingt coups ? -Baron, je... -Va pour trente ! Trente est un chiffre parfait... C'est le nombre des Joueux d'Epées qui m'accompagneront ! dit Anton en souriant. -Bien, Baron... dit Valmir embarassé. -Vous garderez un oeil sur Karl ? -Les deux ! -Alors c'est parfait ! J'ai eu une journée assez chargée, j'ai besoin de me reposer... -D'aprés moi, il doit être environ deux heures du matin, Baron... -Et sur quoi vous basez vous ? Les étoiles et les lunes sont cachées ! dit Anton en se levant. -Eh bien, ce n'est qu'approximation... dit Valmir en imitant son seigneur. -Approximation ou pas, je suis exténué ! Anton prit bien soin de fermer son bureau à clef, des documents confidentiels y étaient rangés.
En remontant à l'étage, le Baron se dirigea vers la chambre de son fils. Entrant dans sa chambre, il chuchota à l'oreille de l'enfant profondément endormi : -Je suis trés fier de toi... Je te promets de rentrer aussi vite que je pourrais, comprends que je défends la vie des Stirlanders, et donc la tienne. A mon retour, nous combattrons à l'escrime... Puis, Anton se releva et ouvrit la porte. -Père... Surpris, le Ludenhof se retourna. -Oui ? -N'oubliez pas de tremper le corps de ce vampire dans les eaux bénies de la Cathédrale de Wurtbad... -Qui t'as dit ça ? -Maître Valmir... -Comptes sur moi !
Et Anton referma la porte de la chambre...
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| Sujet: Re: La Menace du Stirland... Sam 30 Déc - 13:57 | |
| Waldenmar finit par monter, aprés quelques minutes à essayer de réparer le carosse, et prit les rennes. Le carosse devait se dépêcher. Wurtbad attendait le Commandant Suprême des Forces du Stirland. Pour l'occasion, quatre chevaux avaient été installés, tous d'une blancheur impressionnante, indiquant clairement l'importance de leur propriétaire. -Yah ! En avant, pour Wurtbad ! cria Waldenmar, en faisant claquer son fouet dans l'air. -Bonne route, Baron ! Comptez sur moi ! dit Valmir en s'inclinant. -Que Sigmar vous protège ! dit le vieil homme, en tentant lui aussi de s'incliner.
Alors que le carosse traversait la grande allée, Swen demanda à son supérieur : -Sauf votre respect, vous ne les saluez pas ? demanda le jeune homme en craignant le pire. Anton ouvrit en grand ses yeux, et ouvrit la porte du compartiment. -Prenez soin de vous et de Biberhof, cria le général à ses serviteurs, juste avant de refermer la porte et de remettre son chapeau correctement, qui avait failli tomber du carosse. Pendant que celui-ci avançait, l'hallebardier obèse ouvrit le portail et les salua en levant son chapeau, chapeau qui par ailleurs n'avait que pour ornement une plume noirâtre et sale. -Excusez moi, encore une fois, mais pourquoi avoir engagé un hallebardier aussi... aussi... dit Swen en regardant l'homme avec un certain dédain. -Vous voulez le savoir ? demanda Anton en levant la tête et en regardant de haut son second. -Ma foi, oui... dit le Capitaine inquiet de la réponse. Le Commandant Suprême des Forces du Stirland se mit à regarder son domaine, Biberhof, défilait devant ses yeux, et répondit au jeune Meltburg.
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